Silence

23 mai

C’est vrai que je n’écris pas beaucoup dans ce blog actuellement.

C’est parce que je suis en train d’écrire un roman, c’est un bel alibi, non ?

En attendant je prends plaisir à faire parler d’autres auteurs, deux déjà, Jonathan Férin et Amy Shark.

Le mois prochain je publierai une interview de Louise Caron et pour juillet … Non, je vous le dirai plus tard.

En attendant n’hésitez  pas à jeter un oeil sur l’article consacré à son premier roman :

Se départir de Louise Caron

On se dit à bientôt !

Christophe

Interview d’Amy Shark pour Jour de chance pour les salauds

15 mai

Jour de chance pour les salauds

Bonjour Amy Shark, tu es l’auteure de Jour de Chance pour les salauds. Est-ce que tu pourrais nous présenter ton livre en quelques mots s’il te plait ?

C’est l’histoire d’un salaud, d’un salaud qui est à la fois antipathique parce que c’est un salaud, et sympa aussi parce qu’il a ce côté sympathique du salaud qui arrive à échapper aux mailles du filet, ce qui le rend plus irritant mais aussi, dans une certaine mesure, plus attachant.

D’accord, et donc il lui arrive des choses…

Il est absolument infect, c’est le personnage qu’on aimerait vraiment voir puni à la fin, ce qui n’arrive pas forcément.

On peut dire que ce n’est pas le gendre idéal ?

Ce n’est pas le gendre idéal, non.

Alors, j’ai lu ton livre, j’ai écrit un article sur Passion-bouquins et il y a des passages que je n’ai pas osé raconter tellement ils sont scabreux. Comment peut-il  te venir à l’esprit d’écrire des choses aussi monstrueuses dans tes bouquins ? Tu lis de la littérature gore ? C’est un genre que tu aimes ?

Le livre est un objet qui peut véhiculer des choses très différentes. Ce n’est pas forcément non plus de la littérature. Il y a ce qu’on appelle les romans à l’eau de rose, n’est ce pas, il y a la littérature romantique, elle n’est certainement pas à mettre à la poubelle, ce n’est pas du tout ce que je veux dire, mais pour moi, la littérature consiste plutôt dans une histoire solide, un bon, un méchant, le bien et le mal, la justice. Ce sont des questions qui se posent naturellement au cours de l’écriture, je n’ai pas à les marteler, à les faire venir, elles se posent aussi naturellement au lecteur à travers l’écriture du Salaud. Donc forcément il y a des passages qui seront durs, qui seront scabreux, mais aussi beaucoup d’humour, je l’espère. Il y a aussi des passages carrément loufoques. Je crois qu’il faut aussi laisser aller son imagination mais je pense que le texte doit fonctionner avec une victime, un bourreau ; ça ne veut pas dire forcément qu’on exalte le côté mauvais. Parce que pour vraiment sentir la souffrance de la victime il faut quand même apprécier la cruauté du salaud. Tout ça c’est complémentaire.

Le mois dernier j’ai interviewé Jonathan Férin, qui a écrit Barbie tue Rick. Votre genre m’a semblé présenter quelques similarités…

Oui, on est un peu dans le même état d’esprit au sens où c’est une littérature de la révolte.

Je vais te poser la même question qu’à lui : est-ce que tu penses que la littérature contemporaine et particulièrement ce genre de littérature révoltée peut avoir un vrai impact ?

Elle est révoltée, ça c’est sûr. Que cette révolte ait un impact, ça dépend du lecteur. Mais tout d’abord il faut qu’elle soit lue, il faut qu’elle rencontre un public, c’est à dire des éditeurs et des lecteurs. Je pense qu’elle peut avoir un impact au sens où elle n’impose pas de réponse, au sens où c’est vraiment une révolte pure et simple qui ne prétend pas imposer un modèle de société, une utopie. C’est un cri de révolte, l’expression d’une révolte, à partir de là les gens peuvent eux-mêmes se poser des questions et tirer les leçons qu’ils veulent en tirer .

A eux de décider ce qu’ils vont en faire.

Voilà, à eux de décider ce qu’ils vont en faire. Et peut-être qu’ils n’en feront rien du tout. Mais l’essentiel pour moi c’est que c’est une littérature qui questionne. Je dirais que toute la littérature fantastique aujourd’hui, fantastique, S-F, avant-gardiste un peu, tu vois, Barbie tue Rick ou Jour de Chance pour un Salaud et ses suites puisqu’il y a deux tomes qui vont suivre, c’est une littérature qui questionne, pour moi c’est ça l’essentiel.

Justement, parle nous de la suite, quels sont tes projets littéraires dans l’immédiat ? Comment ça se passe pour les gens qui ont lu Jour de Chance pour les Salauds et qui ne veulent pas s’en tenir là avec Amy Shark ?

Ils ne veulent pas s’en tenir là parce qu’ils veulent savoir si le salaud va finalement être puni. Dans les volumes qui vont suivre on va voir l’évolution du salaud et aussi l’évolution du salaud dans la société. Comment la société a fini par l’accepter. Donc il y a une sorte d’éclatement du salaud. On va passer du salaud aux salauds, au pluriel en fait.

Tu continues donc la suite des aventures de Kévin Kowinski ?

Tout à fait. Et non seulement ça mais je les prolonge à travers les aventures de son fils puisque nous allons voir que les salauds peuvent aussi se reproduire. Les questions se posent, qui sont de vraies questions. Si tu lis les faits divers par exemple, tu vois bien qu’il y a un tas de … prenons le prototype du tueur en série, qui est mon personnage. Tu vois qu’ils ont des familles souvent tout à fait normales, avec des enfants qui sont des anges, qui n’ont aucune idée de ce qu’a fait leur père. On entend même des femmes qui tombent des nues en disant "Quoi ? Comment ? Mais c’était le mari parfait, le père parfait, le voisin parfait… ", tu vois ? Donc il y a ce thème de l’apparence, de la vérité, tout ça est questionné. Comment le fils peut-il vivre ou revivre les aventures de son père, par rapport à lui, à sa propre histoire, à son propre développement, à sa propre morale ? Voilà, c’est la suite de Kowinski.

Tu as signé avec un éditeur ? Il y a un titre ? Une date de parution ?

Le titre c’est Graine de Héros. Il devrait sortir avec le même éditeur (Société des Écrivains). Et après il y aura un troisième volume qui pose la question de façon encore plus vaste, et là on tombe dans le fantastique le plus complet avec le règne animal, enfin beaucoup plus symbolique peut-être. Celui-là s’appellera De sel et de Sang et je ne sais pas du tout quand il paraîtra ni si ce sera avec le même éditeur mais en tout cas toute la trilogie est déjà écrite. Parallèlement, un recueil de sept nouvelles devrait paraître en septembre chez Fantasiabook : "Pas de R.G. en Enfer", qui rassemble une jolie panoplie d’autre salauds divers et variés…

Je te félicite Amy, je suis pressé de lire la suite et je te souhaite un bon succès littéraire avec cette trilogie.

Merci Christophe.

Amy Shark

Votez pour moi !

13 mai

Incroyable !

J’ai été sélectionné pour figurer parmi les alsaciens de la semaine dans le journal L’Alsace.

Donc si vous voulez bien voter pour moi ça me fera plaisir.

Voici le lien :

http://www.lalsace.fr/actualite/2013/05/11/qui-merite-selon-vous-le-titre-d-alsacien(ne)-de-la-semaine

Merci.

Christophe Gelé dédicace ses nouvelles chroniques : M. Menthol et les rongeurs

8 mai

Je ne vais pas tout réécrire alors qu’il vous suffit de cliquer sur le lien !

Christophe Gelé dédicace ses nouvelles chroniques : M. Menthol et les rongeurs.

Les heures supplémentaires

7 mai

Voilà quelques mois maintenant que je travaille dans une nouvelle entreprise après que la boulangerie de M. Menthol a fermé.

Je n’ai pas écrit grand chose dans le cadre des "chroniques boulangères" proprement dites depuis que j’y suis. D’abord parce que je me consacre à l’écriture d’un roman, ensuite parce qu’après m’être fait viré lorsque mon ancien employeur à lu un article dans la presse présentant le Tome 2  je me suis dit qu’il valait mieux être prudent et que ce serait sage de lever le pied quant à mes revendications publiques…

Mais quand même, il arrive un moment où il faut se manifester, faire savoir, avertir, communiquer, sinon on explose, ou on implose, c’est selon.

Ce n’est pas propre à l’entreprise dans laquelle je travaille mais c’est plutôt une caractéristique de la profession, et ce serait bien que le sujet cesse d’être tabou.

Parlons donc des heures supplémentaires.

Pour la plupart d’ente vous qui me lisez, la semaine de travail s’élève à 35 heures. Pour certains veinards, parmi  les 35 h en question certaines demandent plus précisément de la présence que du travail. (Si, si , j’ai des noms !) Pour d’autres ces 35 heures sont une base sur laquelle s’ajoutent des heures supplémentaires inévitables en raison de la réalité du travail à fournir. Souvent, et ce devrait être systématique, ces heures supplémentaires sont récupérées sous forme de RTT ou bien payées, les deux même parfois. Mais pour beaucoup d’entre nous, boulangers, pâtissiers, chauffeurs, etc. elles ne sont ni payées, ni récupérées. On les fait parce qu’on ne peux tout simplement pas lâcher notre travail s’il n’est pas fini mais au bout du compte, qu’on fasse effectivement 35 heures ou 40 ou 50 ou encore davantage, seules les 35 premières sont payées et les autres relèvent du bénévolat.

Bien sûr le salaire de base est plus élevé que le SMIC mais si on fait le compte on est plutôt perdant quand même.

Certains sont sans doute scandalisés par de telles pratiques (je l’espère en tout cas) mais certains autres y sont habitués pour ne pas dire blasés. Alors que faire lorsqu’il en est ainsi ? Partir travailler ailleurs pour connaitre la même pratique puisqu’elle est généralisée ? Prévenir l’inspection du travail ? Rien, la fermer en se disant qu’on a déjà de la chance de ne pas être chômeur ?

Pour ma part j’opte pour le modeste publication de ce petit billet. Exutoire et peut-être utile…

Tenez bon.

Encore une interview

17 avr

C’était un peu bizarre cette idée de donner la parole à des auteurs qui en sont privés d’habitude. Mais on a tenté le coup quand même. Et l’interview de Jonathan Férin a été lue et apprécié par beaucoup d’entre vous. Du coup j’ai décidé de continuer sur la lancée. Le mois prochain je vous offrirai donc une nouvelle interview exclusive. (C’est l’avantage avec les auteurs qui n’intéressent pas les médias, je peux revendiquer l’exclusivité super aisément !)

Tenez-vous prêt(e)s à découvrir Amy Shark qui nous parlera de son livre Jour de chance pour les salauds.Voir l’article paru sur passion-bouquins

En mai…

Jour de chance pour les salauds

 

 

Des mots pour lutter contre les maux.

13 avr

Il y avait un exemplaire de La Toque Magazine qui traînait dans les vestiaires lorsque je les ai traversés pour me rendre aux toilettes. Oh, ça va, ne faites pas vos mijaurées, je suis certain que vous allez aussi aux toilettes de temps en temps. Lecteur compulsif, je m’en empare afin de passer quelques minutes en bonne compagnie.

Je ne sais plus si c’est Pline l’ancien ou jean-Luc Delarue qui a écrit "pas un jour sans une ligne" mais j’abonde dans son sens.

Me voici donc à feuilleter cette revue professionnelle lorsque je tombe sur un article qui accroche mon regard (page 61, cette manie de commencer les journaux par la fin…) aux pages Zapping, sous l’intertitre Société il s’intitule:

La lecture aide à soigner les maux. 

Comme il est assez court je vous le restitue, vous me direz ce que vous en pensez:

"Dans les thérapies plus ou moins graves (baisse de moral, grosse dépression [sic], lutte contre l’alcoolisme) certains thérapeutes conseillent à leurs patients de se tourner vers la lecture. Selon ces spécialistes, les livres sont un remède efficace au mal de vivre et aux petits tracas du quotidien. C’est le thérapeute qui choisit l’ouvrage car il est important que le patient se reconnaisse dans l’histoire. Cette solution peut aussi être envisagée dans le suivi psychologique des enfants avec la lecture de contes, un genre qui réveille et stimule les émotions négatives ou positives. Mais attention cependant, la "bibliothérapie" ne peut se substituer au suivi par un spécialiste."

mère lisant

 

Je n’ai pas d’ordonnance mais je vous garantis que je me soigne…

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